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 Publié franceinfo / Radio France

Une semaine après le naufrage d'une embarcation dans la Manche, entraînant la mort par noyade de 27 personnes qui tentaient de rallier le Royaume-Uni depuis la France, de nombreuses associations dénoncent "l’aveuglement coupable des autorités françaises et britanniques" et les appellent à changer de politique. Les signataires, associations ou responsables associatifs, s'expriment ici librement.


Vingt-sept personnes se sont noyées dans la Manche le 24 novembre. Ce drame était redouté par nos associations qui alertent depuis des années sur les risques pris par les personnes exilées pour aller en Grande-Bretagne faute de voies légales et sécurisées de passage, ou faute d’accès à une procédure d’accès à l’asile en France.

Nos organisations, aux côtés de toutes les personnes solidaires, adressent leurs condoléances et leurs pensées aux familles et à tous les proches des victimes. Elles dénoncent avec force l’aveuglement coupable des autorités françaises et britanniques qui accusent les passeurs, alors que ceux-ci ne sont que les profiteurs sans scrupules et la conséquence d’une politique aussi brutale qu’inefficace menée tout le long du littoral franco-britannique.

La mort de ces 27 personnes vient allonger la liste de celles qui sont décédées sur terre ou en mer - plus de 400 depuis 1999 - alors qu’elles cherchaient à franchir cette frontière. Ce drame intervient quelques jours après que les grévistes de la faim de Calais ont mis un terme à leur action entamée le 11 octobre, justement motivée par la mort d’un jeune Soudanais, Yasser, écrasé par un camion à Calais.

Cesser la politique de maltraitance 

La demande des grévistes était simple : que cesse la politique de maltraitance contre les personnes exilées, décidée au sommet de l’État, qui brise toute confiance dans les autorités françaises et renforce leur volonté de se lancer dans des traversées périlleuses, voire mortelles.

Aujourd’hui, un double sentiment domine : l’espoir en constatant une réelle prise de conscience dans l’opinion publique ; mais un espoir vite recouvert de colère en constatant que l’action non-violente des grévistes de la faim n’a pas permis de changer quoi que ce soit aux pratiques déshumanisantes des pouvoirs publics.

Les annonces faites début novembre par le gouvernement à travers l’intervention de M. Leschi ne constituaient pourtant qu’une avancée minime : préavis donné avant les expulsions, sommation de 45 minutes avant intervention des forces de l’ordre pour que les personnes exilées puissent emporter leurs effets personnels, ouverture d’un "sas d’hébergement" (c’est-à-dire un hangar) de 300 places à Calais, et promesse d’une instance de dialogue plus représentative de l’ensemble des acteurs engagés sur le terrain ainsi que des exilés.

 

C’était encore trop ! Dès la fin de la grève, les pouvoirs publics ont choisi de renier immédiatement leurs engagements : le hangar, présenté comme une concession, pour répondre aux demandes des grévistes, a été refermé sur décision de la préfecture et du ministère de l’Intérieur. Après une légère accalmie, les évacuations de campement ont repris leur rythme infernal, avec la destruction des effets personnels. Un récent arrêté préfectoral est venu restreindre encore plus les lieux de distribution de nourriture et autres biens essentiels par les associations, des tranchées ont été creusées et des rochers déposés sur des lieux de (sur)vie, etc.

Tirer les conclusions du drame

Des propositions, fondées sur l’accueil et le respect de la dignité des personnes, existent pourtant : elles émanent d’institutions indépendantes comme la Défenseure des Droits ou la CNCDH, de parlementaires, d’élus. Tous partagent la même conviction qu’il est urgent d’appréhender autrement la présence de personnes exilées sur le littoral et de les considérer pour ce qu’elles sont : des êtres humains en quête d’une vie meilleure et, pour la plupart, dans des situations justifiant une protection internationale car leur vie est en danger dans leur propre pays.

La France doit maintenant tirer les conclusions du drame survenu le 24 novembre : arrêter les actes de maltraitance, proposer des systèmes de mise à l’abri tout le long du littoral, autoriser les personnes exilées à déposer une demande d’asile ou de séjour en France, négocier d’arrache-pied avec la Grande-Bretagne des voies légales et sûres de passage. Au lieu de dépenser des millions supplémentaires dans la surveillance de la frontière comme l’ont proposé les ministres de l’Intérieur réunis dimanche à Calais,il faut offrir à ces personnes la possibilité de se construire un avenir, et connaître la paix.

Ne pas le faire serait se rendre complice de nouveaux drames, de nouveaux morts. Les associations signataires appellent encore une fois les autorités à s’engager dans un dialogue constructif avec nos associations et tous les acteurs concernés.

Il y a urgence.

Les signataires :

 Amnesty International France, Cécile Coudriou, présidente
ATD Quart-Monde, Marie-Aleth Grard, présidente
CCFD Terre Solidaire, Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente
Cimade, Henry Masson, président
Collectif d’associations de Calais, Grande-Synthe et Dunkerque : ADRA France antenne de Dunkerque, Amis, Auberge des migrants, LDH Dunkerque , Maria Skobtsova, Project Play, Refugee Info Bus, Safe Passage, Salam, Shanti, Solidarity border
CRID, Céline Meresse, co-présidente
Emmaüs France, Antoine Sueur, président
Emmaüs International, Nathalie Péré-Marzano, déléguée générale
Fédération Entraide Protestante, Jean Fontanieu, secrétaire général
Fondation Abbé-Pierre, Christophe Robert, délégué général
JRS-France, Véronique Albanel, présidente
LDH, Malik Salemkour, président
Médecins du Monde, Dr Carine Rolland, présidente
Médecins sans Frontières, Corinne Torre, chef de mission France
Oxfam France, Cécile Duflot, directrice générale
Utopia 56, Yann Manzi, délégué général et co-fondateur

 

      

Des policiers français procèdent au démantèlement d'un camp de migrants installé entre Loon-Plage et Grande-Synthe (Pas-de-Calais) le 30 novembre 2021 (MICHAEL BUNEL / LE PICTORIUM / MAXPPP) 

     

vous êtes invité-e-s => inscrivez vous ICI

Ébauche déroulement

webinaire de travail sur le Congrès international des Aires protégées d’Afrique

25 novembre 2021 

15h à 17h UTC/Temps universel coordonné

10h-12h Québec, 15h-17h Guinée/Côte d’Ivoire/Burkina Faso

16h-18h Maroc/Belgique/France/Bénin/Cameroun/Congo

 

Animation : Théophile YONGA et Raoul SIEMENI

Appui technique (incluant l’enregistrement de la rencontre) : Radio Ter & Espace Résis Média

Prise de notes : Osliane DENKGO

FOCUS DES TRAVAUX  : Comment maintenir une diversité biologique élevée, celle que l’on nomme désormais « biodiversité ordinaire », c’est-à-dire hors des aires protégées, avec une vie rurale équilibrée, seule condition pour construire une gestion durable de la biodiversité ?

Peut-on produire une alimentation saine et durable tout en préservant la diversité du vivant (Biodiversité) ?

 

Objectifs :

  1. Une préparation transversale des positionnements à soutenir et à porter lors du congrès de Kigali 2022

  2. Produire des contenus professionnels de qualité à usage des organisateurs et des panélistes permettant de sensibiliser et communiquer pendant et au-delà de l’événement

  3. Permettre aux acteurs des régions très diversifiées d’Afrique de participer à un travail de recensement des pratiques autour des parcs et des aires protégées et plus largement de la diversité biologique, à travers la parole des acteurs sur le terrain  

 

Quatre aspects thématiques à développer :

  1. Biodiversité en Afrique subsaharienne – Les aires marines et terrestres de notre nature extraordinaire

  2. Zoom sur la nature ordinaire subsaharienne : Promesse d’une pratique culturale et culturelle favorable à la biodiversité.

  3. Préserver – Restaurer – Conserver : Freins et Atouts de la protection des biodiversités subsahariennes

  4. Répertorier – Accompagner – Soutenir : Valoriser les initiatives locales protectrices de la biodiversité.

 

 

 

 

 

TERRAFRIK GUINEE célèbre nos chers oiseaux migrateurs

Nature et Biodiversité

DISCOURS DU PRESIDENT NATIONAL TERRAFRIK GUINEE

 Mesdames, messieurs les invités

Chers participants

Chanter, voler, planer - comme un oiseau ! ». C’est le thème de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs de cette année.

C’est une campagne mondiale annuelle instituée par les nations unies et consacrée à la sensibilisation sur les enjeux liés aux oiseaux migrateurs et à la nécessité d'une coopération internationale pour les protéger.

Les oorganisationss de la Société Civile (TERRAFRIK, AJRE ET GUINEE ECOLOGIE) travaillant comme vous le savez dans le cadre de la protection de l’environnement et de la biodiversité sommes honoré par votre présence mesdames, messieurs à cette journée.

Cette journée est célébrée par les nations unies depuis 2006 afin de promouvoir la conservation des oiseaux migrateurs et de contrecarrer la publicité négative dont ils font l'objet dans le monde entier, en raison des préoccupations liées à leur rôle de vecteurs potentiels du virus de la grippe aviaire hautement pathogène.

En même temps, le thème appelle les habitants de la planète à utiliser leur propre voix et leur créativité pour exprimer leur appréciation commune des oiseaux et de la nature.

 

Mesdames, messieurs Chers invités

Les oiseaux peuvent être trouvés partout : dans les villes et à la campagne ; dans les parcs et les arrière-cours, dans les forêts et les montagnes, dans les zones humides et le long des rives. Ils relient tous ces habitats et ils nous connectent, nous rappelant notre propre lien avec la planète, l'environnement, la faune et les uns avec les autres. Par leurs mouvements saisonniers, les oiseaux migrateurs nous rappellent également régulièrement les cycles de la nature.

En tant qu'ambassadeurs mondiaux de la nature, les oiseaux migrateurs relient non seulement différents endroits de la planète, mais ils reconnectent également les gens à la nature et à eux-mêmes comme aucun autre animal sur la planète.

En fait, des milliards d'oiseaux migrateurs ont continué de chanter, de voler et de planer entre leurs sites de reproduction et leurs sites de non-reproduction. Pendant la pandémie, qui a ralenti de nombreuses activités en limitant nos mouvements, les gens du monde entier ont écouté et observé les oiseaux comme jamais auparavant. Pour de nombreuses personnes dans le monde, le chant des oiseaux a également été une source de réconfort et de joie pendant la pandémie, reliant les gens les uns aux autres et à la nature tout en restant en place.

De toute évidence, la pandémie a représenté un défi sans précédent pour l’humanité. En même temps, cela a également apporté un tout nouveau niveau de conscience et d'appréciation des oiseaux et de l'importance de la nature pour notre propre bien-être.

La Journée mondiale des oiseaux migrateurs 2021 n'est donc pas seulement une célébration des oiseaux, c'est aussi un moment important pour réfléchir à notre propre relation mondiale avec la nature et pour souligner notre désir collectif de faire plus pour protéger les oiseaux et la nature dans un monde postpandémique.

Vivons donc Chantons, volons, planons - comme un oiseau !

Je vous remercie !

 

Alpha Idy BALDE

 

 

         

 

MOUVEMENTS SOCIAUX & DÉVELOPPEMENT DURABLE: Quelles transformations sociales ?

"Solidarité internationale et mouvement citoyen pour des transitions sociales et environnementales des populations de pays en développement : comment se projeter efficacement ensemble "  

Depuis les indépendances, la présence française dans les territoires de ses anciennes colonies a connu des formes différentes, de l'assistance technique aux OMD et ODD. Quelles  expériences chacun.e en a-t-il fait ? Comment interpréter cette politique et ses évolutions ? Le présent module propose, après cette rétrospection, suivra un état des lieux des perceptions actuelles d’acteurs mobilisés sur le terrain pour une véritable transformation sociale et le bien-être des populations. 

 

 

Deux temps couvant la journée du 27/08/2021 de 9h30 à 16h30 avec une pause méridionale

 

Une réflexion rétrospective sur 50 ans de coopération internationale et française dans ses diverses formes, avec un focus sur les divers cadres de travail produits ces vingt dernières années. État des lieux actuels : Agissant sous ODD horizon 2030, Positionnements croisés des acteurs du développement durable et des mouvements sociaux en 2021.

Prise en main et mise en débat de l’Agenda 2030 et des ODD.. Analyses et expressions diverses sur ce cadre et son appropriation par les acteurs de solidarité internationale. Quelles formes pourraient / devront prendre les coopérations internationales dégagées des carcans actuels ? Comment envisager le futur de la coopération et de la solidarité internationale ?

                                                                      

 

            

Vendredi 27/08, 09h30 - 12h30

Représentations et expériences de 50 ans de présence française et de coopération internationale en Afrique - Sur le terrain, comment les acteurs des mouvements sociaux et de développement durable vivent-ils aujourd’hui la SOLIDARITÉ INTERNATIONALE ? (Cibelle et Terrafrik Réseau)  

  • recueillir la mémoire de celles et ceux dont l'action est restée dans l'ombre ; 
  • comprendre comment la coopération française s'est peu à peu alignée sur les normes néolibérales

9h30 – PRÉSENTATION & RECUEILS : Une équipe de chercheurs au sein de Cibelle, une organisation mobilisée sur les impacts de la présence française en Afrique subsaharienne et ailleurs dans le monde, revient sur les 50 dernières années de cette coopération internationale.

11h30 – ANIMATION: Interaction des délégués subsahariens de 6 pays en débat-analyse mouvant avec les participants. Réflexions sur la base des propositions autour de constats réels et du vécu des acteurs.  État des lieux et liens avec le contexte historique des coopérations bilatérales avec la France. Implications et témoignages des délégués des pays.

 

 

 

Vendredi  27/08, 14h00 – 16h30 :       AGENDA 2030 - ENFUMAGE OU OPPORTUNITÉ ? Entre fait collectif, Culture de paix et Solidarité internationale: Que porter ensemble et COMMENT?


14h00 – 16h30 :  Les Objectifs du Développement Durable sont un objet de controverse récurrent : grand enfumage ou véritable opportunité d'engagement? Des activités ludiques pour débattre autour de l'Agenda 2030, confronter les points de vue et discuter ensemble. Les ODD peuvent-ils être un outil de la lutte contre les inégalités mondiales ? L'université d'été des solidarités et des mouvements sociaux de Nantes 2021 en France, donne l’occasion de travailler sur des leviers d’actions et de pratiques collectives permettant d’œuvrer ensemble sur le terrain, à la transformation et aux transitions sociales souhaitées.  Comment appréhender les notions de fond des ODD pour envisager les formes futures de solidarité internationale ? Quels expérimentations conjointes, mouvements sociaux et acteurs du développement durable peuvent-ils envisager, une fois affranchis des influences et autres injonctions aujourd’hui accommodées au néolibéralisme ? Quels leviers actionner pour une culture de paix indispensable à la pérennisation des actions sur le terrain ?

 

 

 

 

 

   
   
   

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